"Je travaille avec les corps désaccordés pour retrouver de la mélodie"

Laëtitia Lécuyer, enseignante de yoga et adhérente Picpus depuis 2024

La pédagogue du mouvement


Installée à Paris mais souvent sur les routes, Laëtitia enseigne le yoga, le mouvement et est praticienne en shiatsu. Adhérente Picpus, elle partage sa vie entre formations, ateliers et cours privés, avec une conviction simple : le corps est un langage, et chaque désaccord du corps peut redevenir une mélodie.

Son histoire


Originaire de Bretagne, Laëtitia a grandi dans le mouvement. Petite, elle saute, tourne, grimpe : éveil corporel, danse classique, gymnastique, école de cirque, capoeira… tout y passe. Son rêve ? Devenir acrobate au Cirque du Soleil. «Quand j’ai vu Alegría, j’ai su que c’était ça», raconte-t-elle.

Mais on lui fait comprendre que « l’acrobatie n’est pas considérée comme un métier », rappelle-t-elle. Alors, elle prend un autre chemin : le commerce international. Pendant plusieurs années, elle travaille chez un grand fabricant de saxophones, en charge de la communication visuelle, de l’événementiel et des portraits photos et vidéos d’artistes. « C’était un autre monde, mais cette expérience m’a structurée. Aujourd’hui, elle m’aide à gérer ma vie d’entrepreneure», confie-t-elle.

Du chapiteau au tapis


Et puis Laëtitia découvre le yoga. Ou plutôt, une amie insistante l’y pousse. La première séance ne la convainc pas : «Je me suis dit : je vais retourner au chapiteau ! » sourit-elle. Mais un jour, elle tombe sur une école de yoga où la respiration et la lenteur prennent toute leur place. La révélation. Depuis plus de quinze ans, elle enseigne à son tour, tout en continuant à étudier et se former.

Les formations qu’elle enseigne ne sont pas des formations initiales, mais des spécialisations, destinées à des praticiens qui souhaitent enrichir leurs connaissances ou se « vouer » à l’enseignement. «En quatre à sept jours, selon les thématiques, on a le temps de comprendre, d’échanger, d’aller au bout d’un chemin, » explique-t-elle.

Aujourd'hui, outre ses formations et les cours privés, Laëtitia navigue netre plusieurs univers à priori très opposés, comme le Centre national des arts du cirque (CNAC) de Châlons-en-Champagne, une structure accueillant des personnes polyhandicapées ou le service de pédopsychiatrie à la Salpé&trière, où elle intervient bénévolement.

Des réalités très différentes, mais une même approche : «Je travaille avec les corps désaccordés pour retrouver de la mélodie. » Son travail mêle anatomie, biomécanique et présence. Au CNAC, elle intervient ainsi en prévention des blessures, dans une démarche de pédagogie corporelle tournée vers la durée et la conscience du geste.

L’indépendance comme fil rouge


Cette liberté, Laëtitia l'a construite patiamment. Après avoir quitté le cadre rigide des studios parisiens, elle choisit un mode de vie souple : ateliers, formations, interventions ponctuelles en entreprise ou à l'étranger. "Ne pas dépendre d'une structure, c'est un luxe".

Mais comme beaucoup d'indépendants, elle a dû apprivoiser la partie administrative. "Quand j'ai dépassé le seuil de TVA, j'ai paniqué" dit-elle. C'est à ce moment qu'elle découvre Picpus, sur recommandation. Depuis, "tout est clair et simple".






Et la suite ? Continuer à enseigner, à transmettre, à bouger. "Je suis bien dans le rythme que j'ai, mais j'aimerais développer un peu plus d'accompagnements en entreprise, en yoga et shiatsu." Laëtitia sourit : "finalement, j'ai fini par rejoindre le cirque, trente an après... mais d'une autre manière."

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