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Hausse de la CSG en 2026 : quel impact pour les LMNP ?

En 2026, la CSG sur les revenus du capital augmente, passant de 9,2 % à 10,6 %. Les loueurs en meublé non professionnels (LMNP) qui réalisent un bénéfice devront donc s’acquitter de prélèvements sociaux plus élevés, même si, dans de nombreux cas, l’impact reste limité.

Les revenus LMNP soumis aux prélèvements sociaux

Lorsque l’activité de location meublée non professionnelle génère un bénéfice fiscal, celui-ci est généralement soumis aux prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, et non aux cotisations sociales classiques (sauf situations particulières).

Ces prélèvements comprennent :
• La Contribution sociale généralisée (CSG),
• La Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS),
• Le prélèvement de solidarité.

Contrairement aux cotisations sociales, ces prélèvements n’ouvrent pas de droits sociaux (retraite, assurance maladie, etc.). Avec la hausse de la CSG, le taux global des prélèvements sociaux passe ainsi de 17,2 % à 18,6 %.

Entrée en vigueur : cette augmentation s’applique aux revenus perçus en 2025, qui seront déclarés au printemps 2026.

Un impact souvent limité pour les LMNP

Dans la pratique, de nombreux LMNP déclarent un résultat fiscal faible, voire nul.

Résultat :
• Si votre activité LMNP ne dégage pas de bénéfice fiscal, la hausse de la CSG n’a pas d’impact direct ;
• En revanche, si vous réalisez un bénéfice imposable, celui-ci sera soumis au nouveau taux de prélèvements sociaux.

Les plus-values immobilières restent à l’écart

En revanche, la hausse de la CSG ne concerne pas les plus-values immobilières des particuliers lors de la revente d’un bien.

Le taux de CSG applicable à ces plus-values reste fixé à 9,2 %, sans changement en 2026. La fiscalité sociale sur la revente d’un bien LMNP demeure donc inchangée.

Mise à jour
Février 2026

Plus d'infos sur la facturation électronique
>> 850 000 logements concernés par le nouveau DPE : ce qui change depuis 2026

Hausse de la CSG en 2026 : quel impact pour les LMNP ?

Depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) a évolué. Cette modification pourrait permettre à environ 850 000 logements de sortir du statut de « passoire énergétique » (classes F ou G), selon les estimations des pouvoirs publics.


Pourquoi ce changement ?

Le DPE distingue deux types d’énergie :
• L’énergie réellement consommée dans le logement (énergie finale) ;
• L’énergie nécessaire pour la produire et l’acheminer jusqu’au logement (énergie primaire).
Cette différence permet d’évaluer plus justement la performance énergétique du logement.

La conversion entre l’énergie finale et l’énergie primaire est différente selon l’énergie utilisée :
• Electricité : le facteur de conversion était jusqu’au 1er janvier de 2,3 (Pour bénéficier chez soi d’1 kWh d’électricité, on considère qu’il a fallu dépenser 2,3kWh d’énergie primaire).
• Bois et gaz : le facteur de conversion est égal à 1 puisque ces énergies sont directement livrées et consommées dans le bâtiment.

La méthode de calcul du DPE a donc évolué depuis le 1er janvier : le coefficient appliqué à l’électricité a été abaissé de 2,3 à 1,9, afin de mieux refléter son caractère relativement décarboné en France.

Ce changement corrige une situation jugée défavorable aux logements chauffés à l’électricité par rapport à ceux utilisant des énergies fossiles.


Un impact concret pour les propriétaires

Cette évolution peut se traduire par :
• Un gain d’une classe énergétique pour certains logements ;
• Une valorisation potentielle du bien à la vente ou à la location ;
• Parfois l’évitement immédiat de travaux lourds pour sortir de la catégorie des logements énergivores.

Par ailleurs, aucun logement ne verra son classement se dégrader du fait de cette nouvelle méthode.


Un contexte réglementaire qui reste exigeant

Malgré cette amélioration possible :
• Les logements classés G sont déjà interdits à la location ;
• Les logements classés F seront concernés en 2028 ;
• Les logements classés E le seront en 2034.

Le changement de méthode peut donc offrir un délai supplémentaire, mais il ne dispense pas d’anticiper les enjeux de rénovation énergétique.

A noter : les locations touristiques sont concernées par d’autres règles spécifiques et un calendrier différent.


Mettre à jour son diagnostic

Les DPE réalisés avant 2026 restent valables. Ils peuvent toutefois être actualisés gratuitement, sans nouvelle visite, via le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe. Les diagnostics établis depuis 2026 intègrent automatiquement la nouvelle méthode.


Le conseil de Picpus

Si votre bien est chauffé à l’électricité, vérifiez votre DPE ou faites-le actualiser : un simple changement de classement peut influencer vos projets de location, de vente ou de rénovation.

Mise à jour
Février 2026



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