Talent d’adhérent : Caroline Attia Larivière



Adhérente depuis 2007, Caroline Attia Larivière est illustratrice et réalise des films d’animation, dont le dernier, « Au pays de l’aurore boréale », a reçu 9 distinctions internationales. Son rêve ? Un premier long métrage.



L’indépendance ? Une seconde nature pour Caroline Attia Larivière. Etudiante à l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, elle avait déjà des clients. Son diplôme en poche, elle enchaîne les missions, en animation et en illustration, pour la publicité, le web et la littérature jeunesse. « Je n’ai jamais cherché à travailler en entreprise, explique-telle. En quelques mois, j’ai réussi à trouver des clients et je gagnais suffisamment pour être indépendante. J’ai la chance de vivre de ma passion : dessiner et imaginer des histoires. » 

C’est à 6 ans qu’elle débute le dessin. Comme presque tous les enfants, sauf que Caroline ne s’est jamais arrêtée. Aujourd’hui, elle jongle entre une vie professionnelle bien remplie et sa vie de maman. Même si son activité a plus été un long fleuve tranquille qu’une montagne russe, elle a vécu une période creuse début 2009, à la suite de la crise de 2008. Une période dont elle a tiré quelques leçons.

L’une d’elle concerne l’indulgence envers soi-même. « Il faut apprendre à ne pas se mettre trop de pression. Il y a des moments où on est moins créatif et c’est normal. Prendre le temps de marcher, de lire, c’est nécessaire pour repartir de l’avant ! » Une autre leçon : l’importance de la communication, en particulier quand tout va bien et que le carnet de commandes est rempli. « Il faut communiquer de façon régulière car quand les missions s’arrêtent, les efforts investis dans votre communication portent leurs fruits. »

Un tiers de son temps dédié aux projets personnels


Caroline accorde beaucoup d’importance aux projets personnels : « Quand vous communiquez autour de votre expertise, vous montrez les travaux réalisés pour des clients, dit-elle. Mais il est important aussi de montrer vos projets personnels, car vous y êtes plus libre et vous y révélez d’autres facettes de votre expertise. » Pour Caroline, également enseignante dans des écoles, les projets personnels sont de vraies bouffées d’air. « Je leur attribue un tiers de mon temps, précise-telle, le reste étant réservé aux commandes de mes clients. » Certains ont eu des conséquences surprenantes, comme cette série d’illustrations animées publiées sur Instagram pendant le premier confinement. « Ces gifs animés ont été partagés sur Giphy, où ils ont été vus presque 200 millions de fois ! », s’amuse-t-elle. Son dernier court métrage animé est d’ailleurs le résultat d’un projet personnel.

Du court ... au long métrage


En 2011, Caroline découvre un documentaire sur les Inuits. Quelques années plus tard, ce projet est devenu « Au pays de l’aurore boréale », un court métrage d’animation récompensé dans 9 festivals internationaux. En raison du Covid, elle n’a pas pu le présenter. « Mais ce n’est que partie remise ! », espère-t-elle. Peut-être à l’occasion de son premier long métrage, un projet qu’elle a dans un coin de sa tête ?





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